DTS 2010, l'Usine, acte final.

Commencé dés le jeudi matin de bonne heure, j'attaque le repérage des voies à équiper pour le contest du samedi. Prendre en compte, l'emplacement du public pour profiter au mieux du spectacle est ce que je recherche dans un premier temps. Il faut aussi préserver un emplacement pour notre DJ Lafouch' à l'abri des chutes de piolets éventuelles. Tant qu'à faire, éviter aussi de se mettre un chantier d'équipement. Une fois ces contraintes validées, une ancienne ligne d'artif récemment rééquipée par Mister Guillot semble faire l'affaire de la super final. Pour la final, pas le choix, faut partir du bas. Percer à la monté dans un dévers prononcé n'est pas la chose la plus motivante que je connaisse, mais mon co équipeur du jour, john-john, est resté à roucouler à Briançon.... 6 trous plus tard, le bras complétement daubé je relâche la pression sur le perfo. Habituellement avec la flèche de la mèche, ça tient tout seul. Pas ce coup-ci malheureusement. Comble de malchance, la leash qui le retient à mon baudrier, me fait un tour à la Gérard Majax et le mousqueton saute a son tour. Paf, le perfo, 15 mètres plus bas...Mes talents de secouriste pourtant récemment recyclé n'y font rien, il est inconscient grave. J'espère qu'un bon mécano pourra le réanimer...Tel le gros con, je finis ma journée en me pourrissant en coupant les pires ronces que je trouve.

La DTS connexion se met en route et c'est finalement Petzl qui me sort d'affaire. Vendredi réveil matinal et c'est reparti, plus guronzé que jamais. Du Guronzan, c'est ça qui me manque pour faire démarrer ce maudit thermique, visiblement calé sur d'autres horaires que les miens, il se décide à démarrer à 10h, soit environ 2 bonnes heures de galère durant lesquelles j'alterne coupage des ronces qui m'ont survécu la veille, cramage de forfait du portable et cris de rage désespérés...Finalement, je termine ma ligne de final et en taille une partie pour adapter le reste aux concurrents du lendemain. Entre temps, l'équipe s'est agrandit avec l'arrivé de Gaetan qui nous fixe les prises artificielles pour la compet de vitesse sur "piolets" Alpkit. John s'extirpe des bras de sa chérie pour nous rejoindre et finalement s'occuper de la ligne de super final. Tout est quasi prêt pour le jour J.

Dés 09h, le samedi matin, il y a du monde pour cette étape désormais mythique. La prestation live de DJ Lafouch' associé à un lieux atypique ( une énorme grotte ou se caserait facilement un terrain de hand-ball à 50 mètres du sol) sont les ingrédients qui donnent cette ambiance si particulière à l'évènement. 
5 étrangers, Russes, Anglais et Espagnol, concurrents en coupe du monde, s'étaient déplacés pour l'occasion. Ils grossissent les rangs d'une cinquantaine de concurrents. Pour les ouvreurs, le spectacles fut très enrichissant et permis de comparer les méthodes issues de la compétition (= Yaniro dans 90% des moov') avec la DTS attitude ( tu pousses sur le pied, tu fermes le bras, tu jettes dans le trou). La conclusion est navrante, la méthode du Yaniro est redoutablement efficace mais uniformise la progression du grimpeur d'une façon excessivement chiante pour le spectateur. Pas de balan énorme, pas de jeté, pas de pied qui zippe, si l'UIAA n'était pas géré par des vieux, y a longtemps qu'ils auraient viré les lignes rouges et cloué au piloris les fans de la figure 4.