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Faut rien lâcher...

L'an passé, ces énervés de Beefs ne m'avait pas laissé une miette du secteur Highland. Du coup cette année, je fais la fouine pendant qu'ils ont le dos tourné...








Le Korra étant occupé a augmenter le chiffre d'affaire de Snell Sport, j'ai la chance d'étre accompagné du triple vainqueur du circuit DTS : Gaetan Raymond. Venu tapé du glaçon, il se retrouve dans une bonne vieille ligne où la glace sera rare. Mais comme il dit "l'important, c'est de finir avec les bras explosés". Il part donc au déblayage le sourire aux lévres. La petite goulotte d'attaque est en effet recouverte de 20 bons centimétres de neige à dégager pour trouver les fameuses mottes qui font la renommée du secteur. S'en suivent 3 ressauts de difficulté crescendo dont le réta du dernier lui subtilise malicieusement son piolet pour le jeter 40 mètres plus bas. C'est à mon tour de m'engager, le passage est évident : une fissure herbeuse avec pour pimenter quelques blocs branlants à purger au passage. La cerise, c'est que ces 20 mètres sont légers dévers. Pour mettre en confiance, le passage attaque par des ancrages d'1cm dans une mousse bien verte. Heureusement, les fissures se profilent et les camalots rentrent facilement. Un repos à califourchon sur un bloc incliné vient détendre l'atmosphére. Comme d'hab, je sur-blinde et me retrouve quasi à poil au sortir du passage. Un piolet bourriné en inverse couplé à un mauvais coinceur et un bequet constituent le relais. Pas trés fier, je redescend sur le point précédent un camalot 4 qui tient sur 2 cames. Je plante mon 2éme piolet dans une motte et encourage Gaetan à se faire léger. Un zip de piolet de sa part me fait monter la pression mais à force de fixer les 2 cames du regard, elles n'osent pas bouger. A l'arrivé de Gaet', je remet de l'ordre la dedans et repart. La suite bien que moins dure nécessite pas mal d'attention et la sortie ne m'encourage pas à tirer en haut d'un coup. Re-longueur de 20 métres, ce coup-ci, je me pose sur 2 points bétons. Refuellé jusqu'à la gueule de matos, je repars pour les 20 derniers métres. Un diédre délicatement garni de quelques mottes malheureusement peu touffues sera l'entré en matiére. Un petit toit solidifié par de la glace permet d'atteindre une bonne ligne de touffes grasses à souhait, les lames ancrent profondément!!! Le passage vient buter sous un toit avec une large fissure, les  pieds sont rares et hauts, malgré ma taille de nains je racle sans arret le plafond... Quelques contorsions plus tard, me voilà à chaler la neige vers l'arbre salvateur.Gaetan, lui, a les bras explosés, contrat rempli.

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