Ouverture en rive Gauche, 3éme acte : Départ tard...retours Tard.

Un café qui s'éternise en parlant du futur trip Norvégeois = oublie des chaussures de rando = arrivée tardive = prendre la benne en même temps que les blaireaux de skieurs = la queue à la benne pour Lognan = Attaque à 11h.
 






Ce coup-ci, j'ai prévu d'attaquer à gauche de la précédente pour pouvoir passer en plein centre du toit qui raye la barre. Comme d'hab, une ligne de touffes et de fissures indique un cheminement évident. Aujourd'hui, c'est Raph Thiot qui va venir user ses lames avec moi. Il se colle à l'attaque de la ligne, déneige, progresse, et arrivé sous le relais décide de lancer sa pioche plus loin que Gaetan la fois précédente. Il fait un magnifique lancer qui relégue celui de Gaetan aux oubliettes. Résultat, 30 métres de désescalade avec de la neige jusqu'au ventre et aprés un bon 1/4 d'heure de perdu, je lui récupére son arme. Rapidement aprés, il pose son relais pour que je lui monte le thé. Le ressaut suivant n'est pas trés haut, c'est une sorte de fissure large bouchée, mais le rocher est friable et les lames y font + ou moins leurs places. En bon pére de famille, je place rapidement mes 2 gros camalots, le 2 et le 3 espacés de 50 cm. Rassuré par cette débauche de moyen, je me permets des moov plus aléatoires...Evidemment, un crochetage trop petit m'éjecte vers le bas. Et bim le n°2, rebim le n°3 et paf me voilà pendu la tête en bas en dessous du relais. Je trouve Raph vraiment sympa de compatire à ma chute en hurlant, mais de mon coté tout va bien. Je suis plutôt vert de l'éjection imprévue de mes 2 protections. Mon égo vient d'en prendre un coup mais à priori pas que lui puisqu'en tombant, la corde à pliée le genou de Raph dans un sens non prévu pour cet usage. Il a sérieusement mal. D'un coup, nous nous sentons, comme qui dirait dans la merde. Poser un rappel et remonter par une autre ligne prendrait trop de temps, se barrer par le bas nous expose aux séracs. La sortie vers le haut peut étre rapide, allons-y. Je repars, replace les mêmes coinceurs aux mêmes endroits, mais en assurant mieux mes ancrages le passage se négocie d'une façon plus classique avec sortie par le haut. Relais au pied d'un diédre, Raph me rejoint clopin-clopan mais comme toujours avec le sourire. Le diédre s'avére plus dur que prévue et une courte section sans pied  fait apprécier les ergots. Arrivé sous le toit, le passage semble jouable mais l'heure est sérieusement avancée et une petite trav' à droite me remet dans la ligne ouverte quelques jours auparavant. Ca reste dur mais je connais les méthodes. J'arrive rapidement à l'endroit ou j'avais posé un bon relais lors du dernier passage. Je m'en rapelle bien, c'était 2 rouges. Je jette donc mon n°1 en C3, le couple au n°1 en C4 et fait monter mon Raph de plus en plus au taquet avec son genou qui l'empéche de pousser vers le haut ! Un peu saoulé par l'heure tardive, je néglige de faire un couplage par la méthode directionnel "des petits noeuds" et fais rapidement un "gros noeud". Raphy progresse mi-artif, mi-piolet. Arrivé au dessus du toit, il tente de battre son record de lancer de pioche, malheureusement, il ne peut valider son résultat : il fait trop sombre...Néanmoins, avec un seul piolet il est moins stable et zippe...Tout comme mon gros 1...Courtes secondes de solitude...Merde, ça me revient, c'était un OP rouge et pas un camalot. Raph fait, légitimement, un peu la gueule. En filant vers le bas, on auraient peut étre croisé son piolet alors que là...Ce coup-ci, il fait définitivement noir et la derniére longueur me demande encore un peu. L'éclairage du haut ne permet pas à Raph de récupérer tout mes cam'. Je m'offre donc un passage supplémentaire pour décoincer les 3 absents. L'avantage de ce retour tardif est d'avoir une belle piste bien fraisée pour nous tout seul.